Toujours présent
À 77 ans, Albert Breault se lève encore souvent avant l’aube. Généralement debout dès 4 h, il se rend au Breault’s Castle Building Centre à 7 h et débarre les portes, prêt pour la journée qui l’attend. Albert a mis cette routine en place il y a quelques décennies déjà, mais pour lui, ça n’a jamais vraiment été un travail.
« Je n’ai jamais travaillé de ma vie. Chaque jour, je vais sur mon terrain de jeu. »
Cet état d’esprit décrit bien l’entreprise qu’il a bâtie et la façon dont il a choisi de vivre sa vie. Les journées d’Albert ne se résument pas au bois d’œuvre et aux matériaux. Il pense plutôt aux gens et à construire quelque chose qui compte pour la communauté.
Un départ modeste
À son arrivée à Kirkland Lake, Albert n’avait presque rien. « Une valise empruntée », se rappelle-t-il. Il ne manquait toutefois pas de volonté pour travailler et apprendre.
« Je suis arrivé ici pour remplacer un chef boucher… et je ne suis jamais reparti », explique-t-il.
Il a travaillé comme commis boucher et a profité de son diplôme en charpenterie pour devenir le plus important entrepreneur de la ville. De fil en aiguille, il a ensuite ouvert son centre de rénovation.
Il a cumulé plusieurs petits boulots en même temps pour acquérir toujours plus d’expérience.
« Je voulais seulement apprendre, peu importe comment. »
Au fil du temps, son expérience l’a mené vers la construction à temps plein, puis éventuellement vers sa propre entreprise. Ce n’est pas arrivé du jour au lendemain. Il y a eu des obstacles sur sa route, notamment des incendies qui l’ont forcé à reconstruire à quelques reprises. Mais abandonner n’a jamais été une option.
« Continuer, encore. C’est la seule solution possible. »
Plus qu’un centre de rénovation
Breault’s Castle Building Centre, à Kirkland Lake, n’est pas qu’un magasin. Les gens comptent sur cet endroit, et Albert sait pourquoi.
Il résume bien le cœur de sa pensée : « On ne fait pas que penser local. On pense à la communauté. »
C’est de cette façon qu’il gère son entreprise au quotidien. Grâce à son centre de rénovation, il redonne à la communauté par l’entremise d’organisations locales. Et lorsqu’il le peut, il aide les gens directement. Il pense particulièrement à cette femme qui est venue lui dire qu’elle allait perdre sa maison. Les réparations requises étaient bien plus importantes que ce que son portefeuille lui permettait. Au lieu de la renvoyer chez elle bredouille, Albert s’est attaqué au problème et avec les ingénieurs et a trouvé une solution plus gérable au niveau des coûts.
« C’est bien simple, explique-t-il, pour moi, il n’était pas question qu’elle perde sa maison. »
Sa mission commerciale est large et correspond à ses convictions. Il donne 1,5 % de ses ventes à la communauté en appuyant un éventail d’initiatives locales.
Pour Albert, ce n’est pas un geste extraordinaire. C’est tout naturel.
Son entourage
Albert précise rapidement qu’il ne travaille pas seul. Il parle avec fierté de son équipe, de sa famille et de la communauté qui le soutient depuis si longtemps.
« Je n’ai pas fait tout ça tout seul. C’est impossible. »
Au centre de rénovation, la culture le reflète. La confiance, le respect et un sentiment d’utilité partagé unissent la petite équipe. Et la clientèle le sent. Certains clients viennent acheter des matériaux. D’autres viennent jaser et demander des conseils. Peu importe, on les accueille avec la même énergie.
« Je veux que mon personnel soit heureux, dit-il. La vie est trop courte pour faire autrement. »
Connexion avec Castle
Cet état d’esprit lie Albert à Castle depuis plus de 25 ans. Pour lui, il ne s’agit pas simplement d’un réseau commercial.
« Castle fait partie de la famille. On parle de gens qui aident des gens. »
Il affirme que Castle l’a aidé à rester concurrentiel tout en étant indépendant en lui en offrant un pouvoir d’achat et un réseau de membres qui partagent des idées et se soutiennent les uns les autres. Pour Albert, l’équilibre est essentiel.
« On peut grossir, sans oublier qui on est. »
Toujours en croissance
Même maintenant, Albert ne ralentit pas. Toujours à la recherche de façons de mieux servir la communauté et faire évoluer les affaires, il prévoit l’ouverture d’un nouveau magasin de revêtements de sol en ville et explore le volet des maisons modulaires.
Mais quand il parle de succès, il s’éloigne de la croissance ou de l’expansion.
Quand il n’est pas au magasin, ce sont les petites choses de la vie qui lui plaisent le plus. « Être sur le bord de l’eau, assis sur le quai à me laisser bercer par les vagues, regarder le soleil se coucher, jardiner, cuisiner et passer du temps avec ma femme Lise », évoque-t-il avec beaucoup de chaleur.
« J’aime être occupé, dit-il de façon déterminée, mais je dois aimer ce que je suis en train de faire. »
Quand il pense à tout ce qu’il a bâti au fil des ans, il dit simplement : « Je suis fier de ce que j’ai bâti et de la trace que ça laisse. Pour moi, ce n’est pas tant d’avoir construit quelque chose, mais qui j’ai été en mesure d’aider au fil du temps. »
À Kirkland Lake, l’héritage est déjà clair. C’est facile à constater. Pas seulement dans l’entreprise qu’il a bâtie, mais bien dans la façon qu’il répond à l’appel des gens qui l’entourent, jour après jour.


